Dans leur quête de croissance, les gigantesques réseaux sociaux regardent de plus en plus vers l’Afrique, continent propulsé par l’explosion de ses audiences en ligne, la vitalité de ses créateurs et la structuration progressive de ses marchés numériques. Reste à savoir dans quelle mesure cette dynamique profite réellement à la chaîne de valeur locale du business de l’influence. Panorama des acteurs en présence.
Alors que les réserves mondiales s’amenuisent et que les géants asiatiques réévaluent leurs modèles, l’Afrique – avec la Côte d’Ivoire en tête – mise sur le caoutchouc pour renforcer sa place dans les chaînes de valeur mondiales et attirer les investisseurs. Entre promesse verte et défi industriel, le continent cherche à redéfinir sa position dans la filière globale du latex naturel.
Darren Watkins Jr., alias IShowSpeed, incarne à 21 ans une figure à la fois déroutante et structurante de l’économie mondiale des créateurs. Parti d’un modeste public en 2017, il a bâti un empire numérique rassemblant plus de 50 millions d’abonnés sur YouTube et totalisant plus de 7 milliards de vues, symbole d’une génération pour qui le direct n’est plus un format, mais un véritable marché du spectacle mondial.
À seulement 28 ans, le Sénégalais Alioune Badara Mbengue incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs africains décidés à redéfinir la technologie mondiale. Avec AWA, son intelligence artificielle née en Afrique et pensée pour l’Afrique, le fondateur de la start-up Andakia entend combler un vide majeur du numérique : celui des langues et des réalités locales.
Avec l’édition 2026 de notre sélection « 30 Under 30 », découvrez la nouvelle génération de leaders de moins de 30 ans qui forgent l’avenir du continent. Audace, résilience et ingéniosité sont les valeurs communes de ces étoiles montantes.
De la beauté à l’humour en passant par la cuisine, les créateurs africains de nouvelle génération transforment leurs communautés de fans en actifs commerciaux. Derrière les millions d’abonnés, un marché encore fragmenté se structure autour de quelques segments forts, où l’audience ne vaut que si elle se convertit en image, en influence… et en contrats.
Du Nigéria au Kenya et du Sénégal à l’Afrique du Sud, le marketing d’influence s’impose comme l’un des segments les plus dynamiques de l’économie africaine. Mais derrière l’essor des « créateurs de contenus » et des golden-boys du marché 2.0, se dessinent des enjeux majeurs de gouvernance, de réglementation et de fiscalité.
À la tête d’Havas Africa Côte d’Ivoire, Marc-Antoine Koreki pilote également la verticale Havas Play dans plusieurs pays francophones d’Afrique de l’Ouest et centrale, de la Côte d’Ivoire au Sénégal, en passant par le Cameroun et la RDC. Dans un secteur encore en structuration, il défend un modèle fondé sur la transparence budgétaire, le refus de marger sur les cachets des créateurs et la construction de relations durables entre marques, talents et communautés. Entretien.
Le géant suisse du négoce serait sur les rangs pour acquérir 36,36 % de la raffinerie sud-africaine Natref, selon des sources citées par l’agence Reuters.